MANZ. 13. 0097 [Postillato] Milano, Biblioteca Nazionale Braidense

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Eginhard pa<rle> des liaisons tr<ès-> adroies [<i> étroites</i>] de Ch<arles> avec Aaron et ne dit pas <un> mot de ces scrup<ules.> Cum Aaron rege Persarum…talem habuit in amicitia concordiam….C'est bien de la bonne intelligence

Luogo dell'opera: Ch. III: «Expédition de Charlemagne en Espagne»
Termine o passo postillato: L’empire des Arabes […] commençait à éprouver quelques commotions intérieures. Les émirs ou gouverneurs des provinces, surtout de celles qui étaient éloignées, chercheraient à se soustraire à la dépendance du calife de Bagdad […] Tels furent Ibn Alrabi, émir de Saragosse, Abithauer, émir de Huesca, et quelques autres. Abderame, alors calife des Sarrasins en Espagne, était trop puissant pour qu’ils osassent seuls s’attaquer à lui. Ils recoururent à Charlemagne, qui jouait déja un grand rôle en Europe. Ibn Alrabi se rendit auprès de lui pendant qu’il était à Paderbon. C’était la première fois que des princes d’une nation, qui avait fait trembler l’Europe et l’Asie, étaient venus à une cour chrétienne pour demander sa protetion. Mais comment Charles pouvait-il former une alliance avec des infidèles, dans un siècle où leur faire la guerre était réputé une acte de religion, où vivre en bonne intelligence avec eux c'était se rendre coupable de trahison envers Dieu et envers l'église?